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Guide préparatoire à votre examen

Afin d'être bien préparé à votre visite, il faut savoir...
Accepter un examen de dépistage
Déroulement de votre visite
Déroulement de l'examen diagnostique
Recevoir les résultats



A. Afin d’être bien préparé à votre visite, il faut savoir…

  • qu’un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre atteinte cérébrale liée au vieillissement peut permettre aux personnes d’être traitées. Les signes et symptômes observés peuvent provenir d’une autre maladie. Plus tôt vous chercherez à recevoir un diagnostic, plus rapidement le traitement pourra débuter. De plus, un dépistage précoce permet, à vous et votre famille, de planifier pour l'avenir dès maintenant.
  • qu’il n’est malheureusement pas facile de se soumettre à un examen qui pourrait conduire à un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou d’une autre affection de même nature. Cette démarche suscite encore beaucoup d’inquiétudes, voire de résistance, chez la personne âgée qui est référée.
  • qu'à titre d'ami, de parents ou de proche-aidants, vous jouez un rôle crucial de soutien à cette personne. Il est essentiel et même obligatoire que vous soyez présent lors de la visite de dépistage. Invitez les autres membres de la famille à consulter l'information présentée sur ce site Web.
  • qu’avant la visite, vous aurez dressé une liste des points que vous souhaitez aborder. Ils seront révisés lors de la visite.

B. Comment amener une personne à accepter un examen de dépistage…

  • Il n’est pas facile de dire à un proche que ses pertes de mémoire vous inquiètent. Cependant, si cette personne est atteinte de la maladie d’Alzheimer ou autres maladies de même nature, il pourrait s’agir alors de l’une des conversations les plus importantes que vous ayez eues. Plus tôt vous en parlerez, plus tôt vous pourrez obtenir de l’aide.
  • Souvent, les personnes touchées admettent difficilement leurs troubles cognitifs ou leurs difficultés dans la vie quotidienne. Elles peuvent blâmer les autres ou prétexter que c’est « normal en vieillissant ». Quelquefois, ces personnes peuvent ne pas se rendre compte de leur condition. Le proche-aidant doit d’abord discuter de ses inquiétudes avec la personne dans le but de la convaincre, sans coercition, à se soumettre à un tel examen. C’est son droit de savoir. Démontrer votre confiance et dites à la personne que vous allez l’accompagner à son examen. Insister sur le fait que lorsque les traitements sont initiés tôt, les symptômes peuvent s’atténuer et même ralentir la progression de la maladie. Cette attitude pourrait réussir à apaiser ses craintes.
  • Dans certaines circonstances, il arrive que le médecin de famille refuse, déconseille ou ne voit pas l’indication d’un examen de dépistage. Il est nécessaire d’insister auprès du médecin en communiquant clairement vos observations et préoccupations. Occasionnellement, il faudra demander une seconde opinion.

C. Important : le déroulement de votre visite…

  1. Au moment de la visite, l'examinateur pourrait vous demander l'original du formulaire de référence, le questionnaire d'informations pré-examen préalablement complété ainsi que le formulaire de consentement signé par la personne qui consulte.
  2. C'est au cours de cette visite que vous pourrez aborder toutes les questions que vous aurez déjà notées.
  3. L'évaluation cognitive sera pratiqué par l'administration d'un certain nombre d’épreuves, incluant notamment l’examen de la mémoire, du jugement, du langage, etc.... Cet examen cognitif nécessite une durée approximative de 45 à 60 minutes.
  4. Un avis écrit de dépistage positif ou négatif accompagné de recommandations utiles sera transmis au médecin de famille de la personne référée, au référent s’il y a lieu, ainsi qu’au proche-aidant. Les possibles traitements ainsi que les conduites à tenir seront discutées et une série de documents pourra également vous être remis. Si nécessaire, un rendez-vous de suivi ou de planification sera fixé à ce moment. Au terme de la visite, et s'il y a lieu, les frais de consultation seront acquittés.

D. Le déroulement d’un examen diagnostique…

Le déroulement d’un examen diagnostique est identique aux étapes 1, 2, et 3 d’un examen de dépistage (voir le point C). Toutefois, d’autres mesures et analyses peuvent être nécessaires afin d’exclure des maladies dont les symptômes s’apparentent à la maladie d’Alzheimer mais qui sont en réalité dues à une autre cause pouvant, dans certains cas, être réversibles ou traitables (c’est ce qui est appelé un diagnostic différentiel). Ce bilan plus étendu vise à détecter d’autres affections pouvant occasionner des troubles cognitifs et qui ne seraient pas dus à une maladie cérébrale évolutive comme la maladie d’Alzheimer. Par exemple, une dépression, un dérèglement hormonal, une malnutrition, des troubles circulatoires ou l’abus d’alcool peuvent entraîner un déclin cognitif anormal. Une fois les autres causes possibles exclues, les résultats du bilan pourront permettre d’identifier la maladie démentielle la plus probable dont souffre la personne référée. Certes, il pourrait s’agir ici de la maladie d’Alzheimer mais également d’autres maladies comme les atteintes cérébrales vasculaires, la maladie à corps de Lewy, la maladie de Parkinson, la démence « fronto-temporale »… Dans ce cas, il faudra situer le stade d’évolution de la maladie et considérer une gestion optimale de la comorbidité, c’est-à-dire des autres maladies dont souffre la personne. Les troubles cognitifs de la démence peuvent compromettre le traitement de ces autres maladies, augmenter la vulnérabilité de la personne atteinte et la rendre plus susceptibles aux épisodes de soins fréquents. Une prise en charge globale et interprofessionnelle assure la prévention d’une condition précaire de vulnérabilité médicale, psychologique et sociale.

L’examen diagnostique permet donc d’identifier la/les cause(s) de troubles cognitifs, d’initier rapidement les traitements appropriés et de contrôler la comorbidité.

E. Finalement, comment se préparer à recevoir les résultats de l’examen…

Apprendre qu’on souffre d’une maladie démentielle (d’une « démence ») est une étape qui pourrait s’avérer extrêmement difficile pour la personne atteinte et ses proches. Cependant, la communauté scientifique rappele que le diagnostic de démence doit être communiqué à la personne concernée, ses proche-aidants et sa famille. À l’annonce d’un diagnostic de « démence », certaines personnes seront « en état de choc ». D’autres, par contre, ressentiront un soulagement « de pouvoir enfin savoir ». Il sera alors bon de noter toutes les informations qui seront transmises lors de la rencontre suivant l’examen diagnostique ou de dépistage. Il faudra à ce moment noter les mesures à prendre, communiquer vos craintes et demander des conseils. Il s’agit du meilleur moyen afin d’être en mesure de se réorganiser, de simplifier le quotidien et de planifier l’avenir, sans doute à un moment où la personne atteinte peut encore être consultée et décider pour elle-même de façon éclairée.

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