Contact: (450) 922-0754
Prendre rendez-vous
Plan du site

L’évaluation clinique de l’aptitude chez la personne âgée en perte d'autonomie



Le Code civil du Québec prévoit « qu’un majeur peut devenir inapte à prendre soin de lui-même ou à administrer ses biens par suite, notamment, d’une maladie, d’une déficience ou d’un affaiblissement dû à l’âge qui altère ses facultés mentales ou son aptitude physique à exprimer sa volonté ». Une personne âgée atteinte de déficits cognitifs ne devient pas « automatiquement » inapte et un diagnostic de démence ne constitue pas le critère unique de l’inaptitude.

Chez une personne âgée atteinte de déficits cognitifs, les situations qui peuvent exiger de procéder à une évaluation clinique de l’aptitude sont entre autres :

Déterminer si la personne est en mesure d’exercer ses droits civils et/ou d’exprimer ses volontés de façon libre et éclairée (contracter, faire ou amender un testament...);
Apprécier des capacités de la personne à gérer ses biens, sa santé et sa personne ainsi qu’à consentir aux soins et à un hébergement;
Juger de l’indication d’ouverture d’un régime de protection, notamment d’initier les démarches d’homologation d’un mandat en cas d’inaptitude;
Évaluer s’il existe un potentiel d’abus, particulièrement chez la personne âgée isolée ou vulnérable;
Soutenir les parties en cas de contestation au sein du milieu familial (par exemple, demande d’une opinion rétroactive sur dossier dans le cas d’une personne décédée);
Procéder à une ré-évaluation de contrôle de l’aptitude lorsque la maladie démentielle a évolué ou en raison d’une modification des conditions de vie.

Dans le but d’optimiser l’autonomie de la personne tout en la protégeant, le processus d’évaluation clinique de l’aptitude se doit d’être exhaustif et rigoureux (en fait, pouvoir répondre à la question : « la personne est inapte à quoi ? »). Cette évaluation se décline habituellement en quatre composantes essentielles:

1. celle qui détermine la/les cause(s) de l’inaptitude (les diagnostics médicaux qui ont été posés);
2. celle qui examine le niveau d’autonomie fonctionnelle et les facteurs de risque en jeu;
3. celle qui apprécie de la présence ou non d’un réseau social, familial ou de soutien;
4. au terme de l’évaluation, celle qui juge de la nécessité éthique et morale de devoir protéger la personne.

La Figure 1 présente un cheminement clinique dans l’appréciation de « l’aptitude » d’une personne âgée.

La Clinique gériatrique de la mémoire offre un service à domicile d’évaluation clinique de l’aptitude à la gestion des biens et de la personne, à consentir aux soins et à l’hébergement ainsi qu’à tester et contracter. À l’intention des familles, un service rapide d’expert-conseil en psychogériatrie est également disponible sur demande à tarif abordable.

Haut de la page